Pourquoi je n’arrive plus à ressentir la joie (et ce que j’ai compris avec le temps)
- Marie-Josée St-Pierre

- 24 déc. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 janv.

Il y a des périodes où la joie semble s’être retirée sans prévenir. Rien de spectaculaire. Rien qui s’effondre vraiment. La vie continue, les journées passent, les obligations sont là. Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose est plus lourd, plus terne, comme si une couleur s’était doucement effacée.
Si tu te demandes pourquoi tu n’arrives plus à ressentir la joie, laisse-moi te dire ceci tout de suite : tu n’es pas cassé·e. Tu n’as rien raté. Et surtout, tu n’as pas “perdu” la joie.
J’ai traversé cet espace moi aussi. Longtemps. Et ce que j’ai compris avec le temps a profondément changé ma manière de me regarder… et de vivre.
Quand la joie s’éteint sans bruit
On associe souvent la perte de joie à une grande épreuve, à une dépression, à un événement marquant. Mais dans la réalité, ce n’est pas toujours comme ça.
Parfois, la joie ne disparaît pas brutalement. Elle s’éteint doucement. Tu continues de fonctionner. Tu fais ce qu’il faut. Tu réponds aux attentes. Tu avances.
Mais à l’intérieur, il y a une fatigue diffuse. Une lassitude difficile à nommer. Tu ris encore, mais ce n’est plus la même vibration. Tu apprécies certaines choses, mais sans cet élan spontané d’avant.
Et souvent, tu te dis : « Je devrais aller bien. »
C’est là que la confusion commence.
La fatigue émotionnelle invisible
Ce que j’observe, chez moi comme chez les personnes que j’accompagne ou qui me lisent, c’est que la joie se retire souvent quand une fatigue émotionnelle s’est installée… sans qu’on s’en rende compte.
Pas une fatigue physique évidente. Une fatigue intérieure.
Celle qui vient de :
trop s’adapter
trop encaisser
trop comprendre
trop analyser
trop tenir.
Ce que j’ai longtemps cru (et qui ne m’a pas aidée)
Pendant longtemps, j’ai cru que si la joie n’était plus là, c’est que je devais faire quelque chose de plus.
Mieux comprendre.
Me corriger.
Me transformer.
Me “reprogrammer”.
Alors j’ai cherché. Beaucoup.
Des réponses.
Des explications.
Des pistes.
Et sans m’en rendre compte, je me mettais encore plus de pression intérieure Comme si la joie était un objectif à atteindre. Comme si je devais redevenir quelqu’un d’autre pour la mériter.
Spoiler : ça ne fonctionne pas.
Ce que j’ai compris avec le temps
Un jour, quelque chose a changé. Pas par un déclic spectaculaire. Pas par une révélation magique. Par un arrêt. Un moment où j’ai cessé de chercher pourquoi la joie n’était plus là… et où j’ai commencé à écouter ce qui était là à la place.
De la fatigue.
De la lassitude.
Une saturation émotionnelle.
Un besoin de silence intérieur.
La joie ne m’avait pas abandonnée. Elle s’était simplement retirée pour me protéger.
Et cette compréhension-là a tout changé.
La joie n’est pas un moteur
On vit dans une culture où l’on nous apprend à utiliser la joie comme carburant. À la poursuivre. À la maintenir. À la provoquer.
Mais la joie n’est pas un moteur. C’est un indicateur. Elle apparaît quand l’espace intérieur est suffisant. Quand la pression baisse. Quand l’écoute revient.
Chercher la joie directement, c’est souvent la faire fuir encore plus.
Ralentir sans culpabiliser
L’un des plus grands obstacles au retour de la joie, c’est la culpabilité de ralentir.
On se dit :
« Je n’ai pas de raison valable »
« D’autres font pire que moi »
« Je devrais être capable »
Mais le corps, l’émotionnel, l’énergie ne fonctionnent pas sur des “je devrais”. Ils fonctionnent sur la vérité du moment. Ralentir n’est pas abandonner. Ralentir, c’est parfois la seule façon de s’entendre à nouveau.
Retrouver la joie commence souvent par enlever
Contrairement à ce qu’on croit, retrouver la joie ne commence pas par ajouter :
une nouvelle pratique
une nouvelle méthode
une nouvelle discipline
Très souvent, cela commence par enlever.
Enlever la pression d’aller mieux.
Enlever l’obligation d’être positif·ve.
Enlever la comparaison.
Enlever le jugement sur ce que tu ressens.
La joie revient quand elle n’est plus exigée.
Ce que la joie m’a appris
Aujourd’hui, je ne vois plus l’absence de joie comme un problème à corriger. Je la vois comme un message. Un signal doux, parfois inconfortable, qui dit :« Quelque chose à l’intérieur a besoin d’attention. Pas d’effort. »
Et quand j’écoute ce message, même sans réponse immédiate, quelque chose s’apaise. Et souvent, sans que je la convoque, la joie revient… différemment. Plus simple. Plus calme. Plus vraie.
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Et si ce n’était pas un manque, mais une transition ?
Si tu traverses cette période où la joie semble absente, pose-toi cette question, sans te forcer à répondre :
👉 Et si ce que je vis n’était pas un manque, mais un passage ?
Un moment où l’ancien rythme ne convient plus.
Un moment où quelque chose cherche à se réajuster.
Un moment où la douceur devient nécessaire.
Tu n’as rien à réparer.
Tu as peut-être juste quelque chose à écouter.
Et toi…
À quel moment as-tu senti que la joie avait changé de place dans ta vie ?Je te lis 🤍
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❓ FAQ
Est-ce normal de ne plus ressentir la joie ?
Oui. C’est souvent un signal intérieur, pas un problème à corriger.
Comment retrouver la joie quand on se sent vidé·e ?
En ralentissant, en écoutant ce qui fatigue à l’intérieur, pas en se forçant à aller mieux.
Est-ce possible de ressentir la joie sans changer toute sa vie ?
Oui. La joie revient souvent par de petits ajustements intérieurs, pas par des bouleversements.
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